J'ai fouiné trop tôt dans les cuisines de la vie pour nourrir une quelconque ambition humaniste ou moral sur cette terre .Les hommes ne naissent pas humains. Ils le deviennent. Ou pas. Pour ma part, je me suis abstenu d'un tel idéal, dont la récompense serait bien aléatoire. Et encore, pour un hypothétique au-delà. La sincérité est un sentiment souvent risqué et la compassion bien au dessus de mes moyens. La culpabilité n'a aucune prise sur moi. Dans mes jours de bonté, je suis tout juste capable de reconnaître quelque un de mes excès, mais sans en éprouver le regret. Être bon, généreux et stoïque, dans les grandes traditions de la religion, requiert un sacrifice trop important. C'est incompatible avec ma nature profonde enfouie depuis mes plus jeunes années sous l'amas des compromissions.
Je ne crois pas en rengaines bibliques. Le partage, le don de soi ou la fatalité, ce ne sont pas de vertus cardinales à mes yeux. Une telle intégrité est pour moi source de résignation. Cela m'évite au moins l'hypocrisie. Tout le monde aime son prochain, sauf le jour de la paie ou lors d'un licenciement. Tout à coup, chacun ne songe plus qu'à sauver ses petits intérêts en craignant pour son avenir. Quand aux « derniers qui seront les premiers » je n'en croise pas beaucoup (de ces gentils) chez les concessionnaires Mercedes, Porsche ou BMW
Le camping ou la caravane pour faire du tourisme rural, ce n'est pas trop ma tasse de thé, je préfère me pavaner à Ibiza même si j'estime que ce lieu en quelques années est devenu l'anus du monde occidental.
J'ai toujours considéré la vie comme une course sauvage dont personne ne connaissait par avance la distance, les piéges ou l'âpreté du parcours. Toutes ces incertitudes m'ont convaincu que nous n'étions que les ultimes avatars d'une ère finissante et que nous disparaîtrons aussi sûrement que les mammouths ou les dinosaures. De futurs fossiles voilà sommes Drôles de satisfaction, que de terminer comme n'importe quel animal. En poussière. En attendant cette funeste (et lointaine ?) échéance, je prend du bon temps, veillant jalousement sur mon bonheur. Je considère tout un chacun comme un concurrent susceptible de me priver d'un bien. La méfiance est la règle, et la trahison, une philosophie.
Je ne sous-estime jamais la faculté de nuisance des autres. Nous sommes tous des moutons carnivores, mais certains mordent beaucoup plus fort. Dans ce jeu barbare du « chacun pour soi » pourquoi m'aurait-il incombé de mettre de la dignité dans mes actes ? J'ai au moins (et c'es déjà pas mal) le courage d'admettre la médiocrité des nos conditions d'êtres humains.
Personne ne regrette les pourris !
Mais qui se soucie des brave gens, ceux qui se contentent du SMIC ou des allocations pendant que leurs patrons se gavent de stock-options ? Pourtant, le prix de la baguette n'est-il pas le même pour tous ?
Nous vivons dans un monde qui ne respect plus les faiblesses. Pour ma part, je juge les autres à l'aune de mes défauts, ceux-là même qui m'ont permis de survivre et de m'élever dans une société qui n'accorde aucune place à la naïveté. J'appartiens à la famille des cannibales, de la race la plus vorace. Après tout je n'ai aucune responsabilité de l'état déliquescent de ce monde.
Qui a eu l'idée fantastique de convier six milliards d'invités sur la planète, sans s'être assuré que chacun aurait sa part du festin ? Peut-être aurait il fallu instaurer un permis pour faire un enfant. Chaque couple serait ainsi soumis à une batterie de questions, et passerait de sérieux tests avant d'envisager la procréation : « pourquoi voulez vous un bébé (c'est moche) qu'espérez vous de lui ? Qu'il fasse areu areu toute sa vie ? » Toutes les candidatures seraient examinées avec sévérité. Les gosses auront au moins un peu d'amour et d'éducation. L'existence n'est pas toujours un cadeau, et surtout pas une promenade bucolique.
Je préfère vivre pour moi seul, sans me préoccuper de personne ?je me contente de ferrailler sans concession avec mes contemporains. rien ne me comble d'avantage que d'obtenir ce qui est convoité pas d'autres : argent, amis, hommes, reconnaissance. Le quotidien n'est pour moi qu'une cuisine à ciel ouvert et j'assaisonne mes victimes selon mes goûts, ma cruauté du moment ou, parfois mon mépris.
J'ai été baigné des mon plus jeune âge dans des eaux infestées de requins ; j'en ressort toujours indemne.je croyais ma carapace inviolable.je n'éprouve aucun besoin d'être honnête, mais simplement lucide. Et j'espère que cette lucidité me sorte de mes convictions, la mansuétude na pas sa place.je ne connais aucune grandeur d'âme.
Ce ne sont pas les guignols alter mondialistes qui réussiront à remettre le train sur les rails d'antan. La machine a dévié depuis trop longtemps pour retourner en arrière. Alors, je préfère prendre un train première classe, pendant que d'autres passent leurs temps a râler après les contrôleurs. Beaucoup n'on pas compris que personne ne les écouterait, que leur revendications resteraient vaines. Mon cynisme est salvateur car il ma permis d'éviter l'illusion. Au fil des siècles, nos vies sont devenues des approximations ; nous vacillons entre le meilleur (rare) et le pire. L'homme est infiniment loin de comprendre tous les mystères de l'existence, nous somme tous ligotés dans un immense sac.
Je considère qu'on vaut se qu'on posséde.mais mon plaisir suprême est de dévorer l'âme des autres.j'y est tellement pris goût que j'ai fini par en devenir accro.c'est un besoin vital de côtoyer des gens nouveaux chaque jour, sous peine de me lasse du quotidien. Ma boulimie ne faiblit jamais. Pour atteindre ce degré d'égotisme. Jamais je ne me laisserai court circuité par les grands principes. Aucune des religions n'a pu raboter la plus fine couche de mon athéisme, la foi n'est pour moi qu'un placebo dont les bienfaits n'ont jamais remédié à un découvert bancaire.
Je n'ai pas cherché à savoir comment je peux avoir autant de cynisme et presque usé avant même d'avoir commencé a vivre...à suivre
bravo à ceux qui on reussit a lire jusqu'à la fin et pour les moins téméraires j'ai souligné les grandes lignes de ma penssé :p